Sinon :

vendredi 27 mai 2016

Vietnam et marionnettes

Quelques jours ont passés depuis notre dernière note de blog et nous avons pas mal de choses à vous raconter. Une semaine que nous n’avons rien posté, mais c’est pour la bonne cause, car aujourd’hui nous allons parler du Vietnam !

Des fleurs, la nuit, a HCM Ville

La semaine dernière  s’est passée sans encombre au niveau du travail et de notre routine d’expats : se réveiller à coups de travaux tôt le matin, aller au travail, prendre un bubble tea ou un café, manger avec les collègues, retourner au travail, rentrer à la maison en traînant dehors, s’inscrire à la salle de sport et s’effondrer dans le lit.

Tel un Nigel enflammé nous avons couru à travers notre semaine !


Vendredi, nous avons profité d’un jour férié religieux pour nous lever aux aurores, faire notre sac à dos, et sauter dans le bus pour 8 heures de chevauchées sur les routes pleines de trous du Cambodge, en direction le poste frontière, à destination d’Ho chi Minh Ville.  François n’ayant pris qu’un visa touriste, nous devions sortir du territoire pour changer ce visa en visa business. Et comme faire 5 heures de routes pour juste ‘ça’ ne nous enchantait pas, nous en avons profité pour aller visiter un peu le pays limitrophe.


L’ambiance du bus était sympathique et je me suis laissé bercée par les paysages qui défilaient sous nos yeux. Arrivés à la frontière, nous avons dû descendre du bus une première fois pour passer le poste frontière Cambodgien et avoir nos petits tampons de sortie du territoire, remonter dans le bus et passer la douane et le poste frontière Vietnamien.

Les routes étant en bien meilleure état au Vietnam, je me suis endormies comme une masse à peine la frontière passée, pendant que François, lui, a continué à lire son livre.

Photo vue du bus


Nous nous étions bien renseigné sur la ville, entre témoignages d’amis dont la famille en est originaire (coucou Elise :D) et nos nombreuses recherches internet, mais une fois arrivé, tout ne s’est pas passé comme nous le souhaitions, et je préfère annoncer le verdict tout de suite : notre première visite au Vietnam ne nous a pas plu … (mais nous y retournerons. Surement pas ‘en ville’ mais pour visiter des endroits plus calmes et naturels )

Ho Chi Minh Ville est polluée. Vraiment vraiment polluée. Nous avons du marcher avec nos masques quasi continuellement.  La pollution est due en grande partie aux milliers de scooter qui circulent dans la ville à toute heure, congestionnant le traffic.


La circulation est dense à toute heure et il faut savoir qu’à aucun moment le piéton n’est prioritaire dans cette ville, ni pris en compte d’ailleurs. J’ai eu des frayeurs plus d’une fois pour moi ou pour des gens qui essayaient de traverser. Aucune voiture ne s’arrêtera ou ne ralentira pour vous laisser passer (ni aucun scooter) et les trottoirs ne vous sauverons pas non plus, étant donné que les scooters les considèrent comme des espaces de circulations au même titre que la route.

Nos masques sur le nez nous avons donc filé au consulat voir si nous pouvions refaire nos visas, en priant pour qu’il soit ouvert le samedi matin pour venir les récupérer. Le chargé des visas nous a appris qu’ils étaient fermés le weekend, mais nous a assuré que nous pouvions obtenir nos visas à la frontière sans problèmes. Un peu dépités, mais pas surpris, nous sommes partis à la découverte de la ville en début de soirée.







L’opéra était malheureusement fermé mais nous avons eu l’occasion de visiter la poste. Nous n’avons cependant pas trop traînés, fourbu de fatigue que nous étions.







Le lendemain matin, après une nuit passable –  toujours ce problème de circulation et de klaxon qui ne s’arrête jamais – mais un petit déjeuner gargantuesque, nous sommes partis à l’assaut du marché du centre-ville, ses vêtements et ses souvenirs…


Il faut savoir que les Vietnamiens que nous avons pu croiser n’étaient ni particulièrement avenant ni particulièrement souriant, voire pas du tout aimable (je mets ça sur le compte de la grande ville, j’avais franchement l’impression d’être face à des parisiens, je suppose que les gens des campagnes ou des villes plus petites sont plus agréables à côtoyer et moins soumis au stress). 

Il faut aussi savoir que (et je vais me permettre ce comparatif) nous nous sommes habitués à la « pudeur » Cambodgienne, qui nous a toujours permis de passer des moments agréables, bien que transpirants, dans les marchés de Phnom Penh. A Ho Chi Minh, à peine les pieds posés dans le marché que nous nous faisons « agresser » à grand renforts de main sur l’épaule, de vendeurs qui nous coupaient la route pour nous forcer à regarder les boutiques , ou de gens qui chahutaient et nous bousculaient sans un mot d’excuse – et tout ça sans un sourire ou un geste avenant…


– Nous avons même eu droit à un « kidnapping » dans une boutique. Deux femmes, alors que nous marchions dans une allée, nous ont agrippés par le bras et tirés dans leur boutiques, dont les accès ont immédiatement été « obstrués » par 4 autres femmes, pour nous proposer tous les vêtements dont elles disposaient , en refusant de nous lâcher ou de nous laisser repartir malgré nos refus polis.  C’est au bord de l’énervement que nous sommes ressortis de la boutique et que nous avons quitté le marché, toute envie de dépenser de l’argent disparu.  Nous avons d’ailleurs choisi de dépenser nos sous en souvenirs dans des endroits à touristes (la poste, entre autre) où personne ne venait nous mettre la pression au moindre regard sur la marchandise.
Laisse moi sortir au lieu de tenir cette porte !
(pardon, spoiler toussa toussa)


Un peu sonnée de cette expérience, qui me rappelait par certain égards mon voyage au Sénégal (bien que les Sénégalais soient bien plus souriants) et encore à moitié traumatisée qu’on ait pu me toucher aussi familièrement et agressivement (pour ceux qui ne me connaissent pas je ne suis pas fada des contacts que je n’initie pas, et je suis carrément réfractaire des contacts avec les inconnus) nous avons filé vers un parc pour respirer l’air filtré à travers les arbres et donc presque respirable.








Un vrai moment de bonheur. Le parc était sublime. Fontaines, décorations et mise en scènes florales, rochers et petits temples… Tout dans la verdure ambiante apaisait notre stress de cette ville. Et au cœur de la citée, protégé par ces énormes troncs, nous avons pu observer des centaines de petit moineaux adorables, des lézards , des papillons et surtout les écureuils. Plein d’écureuils trottinant d’arbres en arbres. Moment magique.











Nous étions près de l’étape que nous avions réservé pour le soir, nous en avons donc profité pour prendre nos billets pour le spectacle de marionnettes sur l’eau que je rêvais de voir depuis que je savais que nous allions au Vietnam.
Un petit tour au musée national plus tard (pas cher, et vraiment très intéressant. Une autre bonne surprise de notre séjour) et un petit peu de tourisme autour de ce lieu (visite d’un temple, et vagabondage dans les rues) nous sommes allé assister – au premier rang, s’il vous plait – au spectacle tant attendu.









Si un jour vous allez au Vietnam, allez voir un spectacle de marionnettes sur l’eau. C’est magique. Pas besoin de comprendre le vietnamien pour apprécier l’histoire et visuellement, c’est bluffant. Les meilleures 50 minutes de notre séjour et de loin !







Après avoir acheté quelques reproductions de marionnettes à la sortie du spectacle, nous avons slalomés entre les flaques d’eaux et les rivières de caniveaux afin d’aller de nouveau à la poste finir nos emplettes.


Apres un repas pantagruélique et divinement bon, composé de bœuf cuit dans un tronc de bambou et de canard à la sauce du coin (tamarind), nous avons plongé dans notre lit pour une nuit encore perturbée mais plus reposante que la veille.


Une fois la frontière passée (et avoir payé notre Visa 5 dollars de plus que le prix officiel, mais c’est le jeu ma pov’lucette.) nous avons enfin pu regagner notre appartement, et nos affaires, avec de nouveaux jolis tampons sur notre passeport.



Pour ceux qui suivent un peu mes actualités sur Facebook, vous n’avez pas du louper le moment où je suis allé chez le médecin parce que j’avais une boule dans la gorge (qui s’est avérée être une infection bactérienne du tronc des amygdales) et ce tendre moment où après avoir pris mes antibiotiques pendant 3 jours j’ai fait une réaction allergique à ceux-ci.
Hier matin j’avais donc l’impression d’être une expérience d’extremis dans Iron man 3, brûlante de partout, en ayant l’impression d’avoir bu un litre de térébenthine. J’attends toujours les supers pouvoirs liés à cet état ! (Entre temps je me suis vautré et faite mal au poignet, j'suis bonne pour tout plein de séances de kiné ...yeaaah)



Allez, on va finir la semaine tranquillement, parce que dimanche c’est journée à l’île de la soie avec ma collègue Corinne (et le retour de notre tuktuk driver préféré) ! Faut être en forme !





Une petite vue de l'appart, pour finir la note en beauté !




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