Quelques jours ont passés depuis notre dernière note de blog
et nous avons pas mal de choses à vous raconter. Une semaine que nous n’avons
rien posté, mais c’est pour la bonne cause, car aujourd’hui nous allons parler
du Vietnam !
Des fleurs, la nuit, a HCM Ville
La semaine dernière s’est
passée sans encombre au niveau du travail et de notre routine d’expats :
se réveiller à coups de travaux tôt le matin, aller au travail, prendre un
bubble tea ou un café, manger avec les collègues, retourner au travail, rentrer
à la maison en traînant dehors, s’inscrire à la salle de sport et s’effondrer
dans le lit.
Tel un Nigel enflammé nous avons couru à travers notre semaine !
Vendredi, nous avons profité d’un jour férié religieux pour
nous lever aux aurores, faire notre sac à dos, et sauter dans le bus pour 8
heures de chevauchées sur les routes pleines de trous du Cambodge, en direction
le poste frontière, à destination d’Ho chi Minh Ville. François n’ayant pris qu’un visa touriste,
nous devions sortir du territoire pour changer ce visa en visa business. Et
comme faire 5 heures de routes pour juste ‘ça’ ne nous enchantait pas, nous en
avons profité pour aller visiter un peu le pays limitrophe.
L’ambiance du bus était sympathique et je me suis laissé
bercée par les paysages qui défilaient sous nos yeux. Arrivés à la frontière,
nous avons dû descendre du bus une première fois pour passer le poste frontière
Cambodgien et avoir nos petits tampons de sortie du territoire, remonter dans
le bus et passer la douane et le poste frontière Vietnamien.
Les routes étant en bien meilleure état au Vietnam, je me
suis endormies comme une masse à peine la frontière passée, pendant que
François, lui, a continué à lire son livre.
Photo vue du bus
Nous nous étions bien renseigné sur la ville, entre témoignages
d’amis dont la famille en est originaire (coucou Elise :D) et nos
nombreuses recherches internet, mais une fois arrivé, tout ne s’est pas passé
comme nous le souhaitions, et je préfère annoncer le verdict tout de suite :
notre première visite au Vietnam ne nous a pas plu … (mais nous y retournerons. Surement pas ‘en ville’ mais pour visiter des endroits plus calmes et naturels
)
Ho Chi Minh Ville est polluée. Vraiment vraiment polluée.
Nous avons du marcher avec nos masques quasi continuellement. La pollution est due en grande partie aux
milliers de scooter qui circulent dans la ville à toute heure, congestionnant
le traffic.
La circulation est dense à toute heure et il faut savoir
qu’à aucun moment le piéton n’est prioritaire dans cette ville, ni pris en
compte d’ailleurs. J’ai eu des frayeurs plus d’une fois pour moi ou pour des
gens qui essayaient de traverser. Aucune voiture ne s’arrêtera ou ne ralentira
pour vous laisser passer (ni aucun scooter) et les trottoirs ne vous sauverons
pas non plus, étant donné que les scooters les considèrent comme des espaces de
circulations au même titre que la route.
Nos masques sur le nez nous avons donc filé au consulat voir
si nous pouvions refaire nos visas, en priant pour qu’il soit ouvert le samedi
matin pour venir les récupérer. Le chargé des visas nous a appris qu’ils
étaient fermés le weekend, mais nous a assuré que nous pouvions obtenir nos
visas à la frontière sans problèmes. Un peu dépités, mais pas surpris, nous
sommes partis à la découverte de la ville en début de soirée.
L’opéra était malheureusement fermé mais nous avons eu
l’occasion de visiter la poste. Nous n’avons cependant pas trop traînés, fourbu
de fatigue que nous étions.
Le lendemain matin, après une nuit passable – toujours ce problème de circulation et de
klaxon qui ne s’arrête jamais – mais un petit déjeuner gargantuesque, nous
sommes partis à l’assaut du marché du centre-ville, ses vêtements et ses
souvenirs…
Il faut savoir que les Vietnamiens que nous avons pu croiser
n’étaient ni particulièrement avenant ni particulièrement souriant, voire pas
du tout aimable (je mets ça sur le compte de la grande ville, j’avais
franchement l’impression d’être face à des parisiens, je suppose que les gens
des campagnes ou des villes plus petites sont plus agréables à côtoyer et moins
soumis au stress).
Il faut aussi savoir que (et je vais me permettre ce comparatif)
nous nous sommes habitués à la « pudeur » Cambodgienne, qui nous a
toujours permis de passer des moments agréables, bien que transpirants, dans les
marchés de Phnom Penh. A Ho Chi Minh, à peine les pieds posés dans le marché
que nous nous faisons « agresser » à grand renforts de main sur l’épaule,
de vendeurs qui nous coupaient la route pour nous forcer à regarder les boutiques
, ou de gens qui chahutaient et nous bousculaient sans un mot d’excuse – et
tout ça sans un sourire ou un geste avenant…
– Nous avons même eu droit à un
« kidnapping » dans une boutique. Deux femmes, alors que nous
marchions dans une allée, nous ont agrippés par le bras et tirés dans leur
boutiques, dont les accès ont immédiatement été « obstrués » par 4
autres femmes, pour nous proposer tous les vêtements dont elles disposaient ,
en refusant de nous lâcher ou de nous laisser repartir malgré nos refus
polis. C’est au bord de l’énervement que
nous sommes ressortis de la boutique et que nous avons quitté le marché, toute
envie de dépenser de l’argent disparu.
Nous avons d’ailleurs choisi de dépenser nos sous en souvenirs dans des
endroits à touristes (la poste, entre autre) où personne ne venait nous mettre
la pression au moindre regard sur la marchandise. –
Laisse moi sortir au lieu de tenir cette porte !
(pardon, spoiler toussa toussa)
Un peu sonnée de cette expérience, qui me rappelait par
certain égards mon voyage au Sénégal (bien que les Sénégalais soient bien plus
souriants) et encore à moitié traumatisée qu’on ait pu me toucher aussi familièrement
et agressivement (pour ceux qui ne me connaissent pas je ne suis pas fada des
contacts que je n’initie pas, et je suis carrément réfractaire des contacts
avec les inconnus) nous avons filé vers un parc pour respirer l’air filtré à
travers les arbres et donc presque respirable.
Un vrai moment de bonheur. Le parc était sublime. Fontaines,
décorations et mise en scènes florales, rochers et petits temples… Tout dans la
verdure ambiante apaisait notre stress de cette ville. Et au cœur de la citée,
protégé par ces énormes troncs, nous avons pu observer des centaines de petit moineaux
adorables, des lézards , des papillons et surtout les écureuils. Plein
d’écureuils trottinant d’arbres en arbres. Moment magique.
Nous étions près de l’étape que nous avions réservé pour le
soir, nous en avons donc profité pour prendre nos billets pour le spectacle de
marionnettes sur l’eau que je rêvais de voir depuis que je savais que nous
allions au Vietnam.
Un petit tour au musée national plus tard (pas cher, et
vraiment très intéressant. Une autre bonne surprise de notre séjour) et un
petit peu de tourisme autour de ce lieu (visite d’un temple, et vagabondage
dans les rues) nous sommes allé assister – au premier rang, s’il vous plait –
au spectacle tant attendu.
Si un jour vous allez au Vietnam, allez voir un spectacle de
marionnettes sur l’eau. C’est magique. Pas besoin de comprendre le vietnamien
pour apprécier l’histoire et visuellement, c’est bluffant. Les meilleures 50
minutes de notre séjour et de loin !
Après avoir acheté quelques reproductions de marionnettes à
la sortie du spectacle, nous avons slalomés entre les flaques d’eaux et les rivières
de caniveaux afin d’aller de nouveau à la poste finir nos emplettes.
Apres un repas pantagruélique et divinement bon, composé de
bœuf cuit dans un tronc de bambou et de canard à la sauce du coin (tamarind),
nous avons plongé dans notre lit pour une nuit encore perturbée mais plus
reposante que la veille.
Une fois la frontière passée (et avoir payé notre Visa 5
dollars de plus que le prix officiel, mais c’est le jeu ma pov’lucette.) nous
avons enfin pu regagner notre appartement, et nos affaires, avec de nouveaux
jolis tampons sur notre passeport.
Pour ceux qui suivent un peu mes actualités sur Facebook,
vous n’avez pas du louper le moment où je suis allé chez le médecin parce que
j’avais une boule dans la gorge (qui s’est avérée être une infection bactérienne
du tronc des amygdales) et ce tendre moment où après avoir pris mes
antibiotiques pendant 3 jours j’ai fait une réaction allergique à ceux-ci.
Hier matin j’avais donc l’impression d’être une expérience
d’extremis dans Iron man 3, brûlante de partout, en ayant l’impression d’avoir
bu un litre de térébenthine. J’attends toujours les supers pouvoirs liés à cet
état ! (Entre temps je me suis vautré et faite mal au poignet, j'suis bonne pour tout plein de séances de kiné ...yeaaah)
Allez, on va finir la semaine tranquillement, parce que
dimanche c’est journée à l’île de la soie avec ma collègue Corinne (et le
retour de notre tuktuk driver préféré) ! Faut être en forme !
Une petite vue de l'appart, pour finir la note en beauté !



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