C’est harassé de fatigue que nous écrivons cet article après
deux jours de crapahutage et de longues marches. Le froid, les thermes ottomans
et la neige auront eu raison de nos forces !
Nous à la fin de la journée
Après un petit déjeuner plus copieux que la veille et une
mise en route un peu catastrophique, nous avons entamés notre journée de
mercredi en allant tout près de chez nous, au musée national.
On va devoir s’y
faire, en Hongrie, pour prendre des photos, il faut payer. C’est donc après
deux entrées et un achat d’autocollant informant en Hongrois que : « je
suis habilité à prendre des photos
ici » que nous entrons dans le temple du savoir historique et guerrier de
la Hongrie à travers les âges.
La muséographie est vraiment pas mal, de bonnes
explications, un parcours clair et une multitude de choses à voir qui nous
renseigne vraiment sur les Magyars à travers les siècles (Par contre, aucune
mention du Magyar à pointe…). Le bâtiment est beau, ce qui ne retire rien au
charme.
la tête du roi sur cette peinture m'a ..."charmée " !
Après un bon plat de pâtes à la maison nous repartons pour
visiter la colline, où se trouve la statue de la victoire, à Buda. Une première
étape à l’église troglodyte qui se trouvait sur notre chemin nous a permis de
souffler un peu après la traversé du Danube.
l’église :
Après une ascension de plus de 200 mètres dans la neige et
les plaques de verglas, nous avons enfin pu admirer le paysage qui s’offrait à
nous.
Le vrai enjeu de l’après-midi aura été de ne pas glisser sur
les pentes et les escaliers qui menaient à la citadelle (que nous ne pouvions
pas visiter). Nous avons donc choisi de redescendre à pied à travers un parc,
dans de la neige plus fraîche et moins gelée.
Il était 16 heures, nous étions devant les bains Gellert
(mon petit cœur de potter-addict était aux anges) et nous avions nos affaires
de piscine avec nous, alors nous avons poussé les grandes portes, avons pris
deux entrées et sommes allés nous vautrer dans l’eau chaude durant 3 heures.
Il a fallu découvrir les bains thermaux à 36, 38 ou même 40 ° dans un dédale de couloirs
pleins de courants d’air. Les bains extérieurs n’étaient pas encore ouverts
quand nous sommes arrivés donc nous n’avons pas pu profiter des bains sous le
ciel étoilé, mais ce n’est que partie remise. Un petit tour au sauna et au
hammam plus tard nous sommes rentrés chez nous, détendus mais épuisés après
tant d’efforts (tremper dans l’eau chaude, tel des ramens dans leur bol, ça
fatigue fortement !)
_-_***_-_
Après une bonne nuit de sommeil, courte mais réparatrice,
nous nous sommes lancés vers l’ascension de la deuxième colline de Buda, dans
l’espoir de visiter son château et son quartier.
Comme nous sommes supposés être en vacances ‘reposantes’
nous avions décidés de ne visiter qu’un seul des trois musées du château et de
poursuivre si le cœur nous en disait mais sans rien nous imposer.
Nous avons pris le deuxième pont enjambant le Danube pour
nous rendre de l’autre côté du Danube, et en avons profité pour monter un peu voir le monument dédié à St Gellert
qui, selon la légende , avait été jeté du haut de cette falaise après avoir
converti le peuple Magyar au catholicisme (l’église de la veille étant son
chef-lieu).
Nous avons ensuite poursuivi notre route vers le château et
avons repris l’ascension de la colline. Nous sommes rentrés par la première
porte officielle du château que nous avons trouvés (côté sud)
et avons visité
le musée d’histoire du château (qui était très mal fichu dans le sens de la visite mais en même temps
très intelligent dans la présentation des pièces et œuvres). Aucune
photo n’a été prise cette fois ci, car nous n’allions pas débourser les 800 forints
nécessaires pour avoir l’autorisation de sortir l’appareil photo !
Après ça, et un petit tour le long des remparts, nous voici
arrivé devant l’entrée principale du château, au moment de la relève de la
garde.
Il était déjà 14h30 et nous n’avions pas encore déjeuné,
nous nous sommes donc arrêtés dans la première cantine venue, un self-service
qui, sans avoir le mérite d’être bon, avait au moins celui de remplir
l’estomac, et nous sommes repartis vers l’église.
Et c’est à ce moment-là que nous avons vécu un des meilleurs
moments depuis notre arrivée.
Nous nous sommes arrêtés pour visiter le minuscule musée
dédié aux arts des apothicaires. Musée délicieux avec explications historiques
en français sur l’origine de l’édifice dans lequel se trouve le musée et sur
tout ce qui a attrait à la médecine.
Le musée était tenu par deux hongrois, un
vieil homme et une femme joviale, qui nous ont accueilli avec le sourire et
nous ont fait des blagues en anglais. La femme partie, le vieil homme a
commencé à nous réciter du Verlaine en français puis en Hongrois. C’était un moment
vraiment beau. Il arrivait même à se souvenir de quelques phrases en français
et prenait un malin plaisir à essayer de nous les dire. Nous étions admiratifs,
il avait l’air heureux, et je n’ai même pas osé lui demander son nom ou une
photo avec nous, ce que je regrette vraiment.
En nous récitant du Verlaine
Après cette fabuleuse rencontre, nous avons continué à flâner
dans le quartier du château et autour de l’église jusqu’à la tombée du jour.
le premier qui trouve ce qu'est l'endroit où nous sommes gagne un bisou !
Demain, nous allons à Gödöllô voir une des résidences de
Siiiiiissiiiiiiiiiii !














